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Tag Archives: John Locke

Guy Debord

Guy Debord

COMPOSITION OF FORCE, COMPOSITION OF INTEREST: THE ART OF GOVERNMENT

L’art de gouverner: conflits et composition des intérêts (XVIIème-XXème siècle)

Seminaire de recherche organisé par Filippo Del Lucchese (Brunel University, London et Collège International de Philosophie) et Oliver Feltham (American University of Paris)

American University of Paris

The Grand Salon
31 Avenue Bosquet
Paris 75007

Vendredi 3 october, 17h

 

Bernard Aspe, Les deux corps immatériels

À quoi répond l’art de gouverner ? Et, plus précisément, à quoi répond-il, au XVIIèmesiècle ? Ainsi formulées, ces questions présupposent que les mutations dans l’art de gouverner n’ont pas leur raison en elles-mêmes – qu’il faut donc quelque chose de tel qu’une contrainte extérieure pour qu’elles adviennent. Quelle est donc la source de ces mutations ?

Pour pouvoir essayer de répondre, il faut tout d’abord préciser le problème. Il s’agit en l’occurrence de savoir à quoi répond la théorie de la représentation politique telle qu’elle se construit dans le XVIIème siècle anglais avec Locke et Hobbes. J’insisterai ici sur Hobbes, car son œuvre montre parfaitement que la représentation politique ne repose pas sur la supposition d’une métaphysique des substances, qualités et accidents (qui seraient attachées aux « identités sociales »). Il y a représentation politique dans la mesure où est généré un nouveau type d’être : le corps immatériel du souverain.

Ce corps immatériel s’ajoute à la collection des uns – les individus séparés – qui ne fait un peuple que dans cet ajout. Hegel en donnera la formule métaphysique : il n’y a de Tout que s’il y a une médiation par laquelle le Tout devient pensable par lui-même, en lui-même. On ne dépasse donc la collection des uns que par la médiation qui ajoute à leurêtre l’être du Tout – mais celui-ci n’est au fond rien d’autre que le procès même de la médiation.

On sait quel reproche a été adressé à Hobbes : prendre pour donné cette collection d’uns – qui n’est peut-être qu’une abstraction de la philosophie politique. On a pu dire par exemple que le véritable donné se joue en-deçà de ces « uns », dans l’infra-un des multiplicités « pures » ou « virtuelles », au choix. Mais on pourrait peut-être mieux dire que le donné, selon le mot de Simondon, est le plus qu’un depuis lequel seulement se laisse appréhender chaque être.

Chaque « un » n’est tel que d’être élément d’un foyer relationnel – ce que Simondon appelle un « collectif ». Il y a un collectif là où chacun de ses membres est amené à s’éprouver comme plus que lui-même, décentré par rapport à lui-même, et mis en œuvre dans la relation qui fait l’être du collectif. Celui-ci n’est donc pas le fruit d’une médiation. Le donné, dans cette perspective, ce n’est pas une collection d’uns qui doit trouver le terme médiateur capable d’instaurer entre eux un rapport ; c’est une relation qui est en capacité de générer sa propre consistance, sans en passer par cet élément tiers. On dira pourtant que ce qui apparaît comme l’être du collectif, ou plutôt comme le mode de consistance de cet être, peut bien être conçu comme un corps immatériel qui s’ajoute à la collection des uns – mais il n’est pas, alors, de même nature que celui voulu par Hobbes.

 

BIOGRAPHIE

Bernard Aspe, né en 1970, est philosophe. En 2001 il a soutenu sa thèse sous la direction de Jacques Rancière, sur la relation entre la pensée de l’individuation chez Gilbert Simondon et la question de la subjectivation politique telle qu’elle est posée par la philosophie contemporaine (Badiou, Rancière, Agamben, Negri, Tronti). Il a publié en 2006 son premier livre, L’instant d’après, projectiles pour une politique à l’état naissant aux éditions La fabrique. Les éditions Nous ont publié son deuxième livre, Les mots et les actes, en 2011. Sa thèse a été publiée en 2013 sous le titre Simondon, politique du transindividuel aux éditions Dittmar. Ses ouvrages, et de nombreux articles qui leur sont associés (publiés dans les revues Futur antéri eur, Multitudes, Alice, Attaques, Grumeaux, etc.) ont pour projet de réarticuler le questionnement philosophique (notamment le rapport à l’ontologie) et les exigences de la politique contemporaine.

First Published in http://www.historicalmaterialism.org/news/distributed/bernard-aspe-3-october-17h-au-paris-research-seminar-in-political-philosophy-composition-of-force-composition-of-interest-the-art-of-government

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‘Human Herbs’ – a song by Cold Hands & Quarter Moon: http://www.youtube.com/watch?v=Au-vyMtfDAs

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Etienne Balibar

Etienne Balibar

IDENTITY AND DIFFERENCE: JOHN LOCKE AND THE INVENTION OF CONSCIOUSNESS

by Etienne Balibar

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AVAILABLE NOW

http://www.versobooks.com/books/1497-identity-and-difference

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 “Etienne Balibar was one of the brilliant group of students around Althusser in the early 1960s. Since then he has established himself as one of France’s foremost philosophers on the Left.” – Radical Philosophy

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A new reading of Locke as a continental philosopher by a leading French thinker

John Locke’s foundational place in the history of British empiricism and liberal political thought is well established. So, in what sense can Locke be considered a modern European philosopher? Identity and Difference argues for reassessing this canonical figure. Closely examining the “treatise on identity” added to the second edition of An Essay Concerning Human Understanding, Etienne Balibar demonstrates Locke’s role in the formation of two concepts central to the metaphysics of the subject— consciousness and the self—and the complex philosophical, legal, moral and political nature of his terms. 

With an accompanying essay by Stella Sandford, situating Balibar’s reading of Locke in the history of the reception of the Essay and within Balibar’s other writings on “the subject,” Identity and Difference rethinks a crucial moment in the history of Western philosophy.

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Praise for THE PHILOSOPHY OF MARX by Etienne Balibar

 A very intelligent and creative work—succinct and informative. It would certainly have a privileged place on the shelf of contemporary studies of Marx – Fredric Jameson

A trenchant and exciting analysis of the philosophy of Marx. It is intelligent and original, and makes us understand the ways in which reading Marx lucidly can be very useful to us today. No dogma here and no banalities. A refreshing book- Immanuel Wallerstein.

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Paperback / ISBN: 9781781681343 / $23.95 /  £14.99 / $26.95CAN / 208 pages

Hardback / ISBN: 9781781681350 / $95.00 / £55.00 / $108.00CAN / 208 pages

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Cold Hands & Quarter Moon, ‘Stagnant’ at: http://www.youtube.com/watch?v=YkP_Mi5ideo  

‘Cheerful Sin’ – a song by Victor Rikowski: http://www.youtube.com/watch?v=tIbX5aKUjO8

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